Partageons nos sentiments au lendemain du déconfinement

Dès le 16 mars, lendemain du premier tour des élections municipales où nous n’étions pas les premiers mais les deuxièmes après une abstention record pour Crest (45,2%), face à l’urgence sanitaire, nous avons mis en pause notre campagne. La majorité élue actuelle étant celle dans laquelle PQNAC s’inscrit avec un tiers de nos colistiers exerçant leurs mandats d’élus, nous avons choisi en tant que liste de ne pas être le doublon de la mairie.
L’annonce de la Covid-19, sa propagation, la décision du confinement, puis celle du déconfinement ont pu profondément modifier nos vies, chambouler nos habitudes, remettre en cause nos certitudes, ouvrir de nouvelles perspectives.
Avant que l’on vous fasse part de nos ressentis post déconfinement, nous aimerions (surtout nous qui ne sommes pas élus) saluer unanimement la façon dont la municipalité de Crest a géré la crise. Les messages politiques nationaux pouvaient être contradictoires, les chiffres de la pandémie anxiogènes, nos difficultés de toutes natures, nous avons toujours été tenus informés en local via différents médias. Les décisions prises par la municipalité ont été conduites dans un souci de protection de l’ensemble de la population. L’aide aux plus vulnérables et la mise en place de solidarités sont très vite devenues des priorités tout comme la continuité des services, de la vie économique (dans ce qui était possible de faire) et de la vie démocratique malgré tout. Nous tenons ici à remercier les agents de la ville et nos élus pour avoir tenu le cap et être aux services le plus possible de ses habitants dans ce contexte inédit. La nécessité d’avoir une mairie opérationnelle, réactive et responsable renforce notre détermination à remporter le second tour des élections le 28 juin.
Notre composition de liste reste à l’identique, fidèle à nos engagements de sobriété, elle allie l’expérience et le renouvellement. Privés de réunions publiques et avant de revenir à vous en parlant « programme » (en écho de cette crise et au-delà), nous vous proposons un petit tour d’horizon de chacun de nos vécus, ressentis, regards, interrogations pendant cette période en tant qu’hommes et femmes en lice dans les municipales à Crest de la liste PQNAC emmenée par notre maire Hervé Mariton.

Hervé Mariton : Le temps d’agir autant que possible vite et bien et le temps de lire.
Stéphanie Karcher : Vivre à un rythme moins effréné, se recentrer sur l’essentiel et s’adapter.
Jean-Pierre Point : Avec mes responsabilités d’élu, je n’ai pas vu de différence de fonctionnement. Il fallait continuer à assurer. J’ai beaucoup bougé.
Audrey Corneille : Une vie différente, une organisation différente tant au niveau personnel qu’en tant qu’élue. La vie future sera différente.
Boris Transinne : Deux mois sans école, plus jamais je râle sur un prof ou un instit. Le périscolaire et les activités associatives ont manqué.
Morgane Peyrache : Boulot, boulot, boulot, je mesurais la chance de rentrer dans mon pavillon le soir en ayant au téléphone ma petite sœur à Paris qui se morfondait. Christophe Lemercier : Le temps d’être audacieux, d’expérimenter, de tenter est venu. L’expérience du circuit-court est à (re)valoriser.
Ruth Azaïs : J’ai mesuré la chance d’habiter et de travailler à Crest. On n’est pas tous égaux face au confinement et à sa restriction de liberté. L’enfermement peut être difficile à vivre.
Thierry Guilloud : J’ai vécu une nouvelle façon de travailler : le télétravail dans ses aspects positifs comme négatifs. C’est un sujet pour aujourd’hui et pour demain.
Danielle Borderes : Au niveau du tourisme, on a travaillé sur les suites à donner, sur ce qui est à réinventer autour du slow tourisme et de la proximité.
Dominique Delaye : Rendre la ville plus attractive en valorisant son patrimoine et en l’embellissant.
Sarah Duvauchelle : J’aurais voulu être plus utile. J’ai constaté une réaction à 2 mesures entre ceux qui résistent et ceux qui veulent aller de l’avant.
Caryl Fraud : Je suis resté en contact avec les associations sportives. Je n’ai jamais autant couru.
Anne-Marie Chirouze : Le CCAS a été très réactif et l’entraide s’est démultipliée. La reconnaissance des gens, leurs retours si chaleureux sont les meilleures des récompenses. Jean-Marc Mattras : Je languissais que ça se termine pour que nos écoles, nos commerces, notre centre-ville, notre économie reprennent.
Lucille Bernard : L’interdiction de travailler du jour au lendemain a été brutale. Je vis très mal la crise économique qui en découle et qui aura des conséquences pour mon entreprise et bien d’autres.
Ludovic Gautier : Je n’ai pas trop mal vécu le confinement, ça m’a permis d’avoir une relation privilégiée avec mon fils.
Françoise Rozier-Faure : Ce temps a été une parenthèse qui ne devait pas durer. Je me suis fait beaucoup de souci pour l’économie.
Régis Laflorentie : Mon premier sentiment a été très positif avec un retour au calme près de la nature sans bruit, ni pollution et dans une deuxième temps un sentiment plus négatif de n’avoir ni vie sociale, ni assez d’échanges avec les autres.
Valérie Roche : On a continué de travailler et les difficultés d’approvisionnement se sont rajoutées aux multiples contraintes.
Jean Prévost : J’ai beaucoup apprécié que la mairie m’ait appelé trois fois pour prendre de mes nouvelles juste parce que j’ai plus de 65 ans.
Déborah Granger : Le confinement m’a permis de passer beaucoup de temps avec mes enfants et même de les redécouvrir.
Sébastien Courthial : Remettre des masques aux gens a permis de renouer des échanges physiques bien appréciés. J’ai envie qu’on garde ce que la mobilité douce a apporté. Sarah Cuny : On n’est pas à égalité face aux nouveaux moyens de communication. Les nouveaux gestes de solidarité devraient se pérenniser.
Laurent Boehm : Il y avait un surcroit d’activité dans mon entreprise et j’ai déploré ceux qui sont allés à la facilité.
Véronique Sibille : En peu de temps, il a fallu s’adapter, du télétravail aux innovations multiples. Le retour est dur.
Didier Courthial : En tant qu’administrateur au CCAS, les nouvelles relations (à distance) de solidarité, d’écoute, d’échange nécessaires et bienvenues m’ont apporté un nouveau regard sur l’humain même si le contact en présentiel m’a manqué.
Catherine Anton : Il faut prendre du recul, ne pas baisser les bras et continuer d’œuvrer pour tous.
Roger Martoia : Ce confinement était un mal nécessaire, ça ne m’a pas pesé tant que ça, ni à mon épouse.
Anne-Laure Bouteille : Être passée par cette crise m’incite encore plus à me tourner vers l’essentiel et à apprécier chaque jour notre qualité de vie crestoise.
Gilles Bon : Tout s’est arrêté du jour au lendemain, j’ai eu beaucoup de craintes pour l’entreprise, ces situations révèlent ceux sur qui on peut vraiment compter.